Horizon philosophique et monde arabe

Al-Harîrî (1054-1122), Une bibliothèque à Bassora
An Arabic manuscript from the 13th century depicting Socrates in discussion with his pupils (From Wikipedia Greek contributions to the Islamic world)

[1] Makram Abbès, 2009, Leo Strauss et la philosophie arabe. Les Lumières médiévales contre les Lumières modernes, Diogène, 226 (2), p. 117-118.

[2] Makram Abbès, 2009. Averroès. École Normale Supérieure de Lyon, Canal-U. Disponible sur internet : https://www.canalu.tv/producteurs/ecole_normale_superieure_de_lyon/cours/philosophie_politique/averroes

[3] Al-Fârâbî, 2007, Philosopher à Bagdad au Xe siècle, trad. de l’arabe par Stéphane Diebler, présentation et dossier par Ali Benmakhlouf. Paris, Éditions du Seuil, p.14.

[4] Ibid., § 14b, p. 71.

[5]Ibid., p.25

[6] Ibid., p.26-27

[7]  « Et puisque la dialectique donne une supposition forte dans les choses où les démonstrations donnent la certitude, ou dans beaucoup d’entre elles, puisque la rhétorique persuade un grand nombre de choses qui n’ont pas pour nature d’être démontrées, ni non plus d’être examinées par la dialectique. […] La dialectique et la rhétorique ont pour cette raison acquis une valeur immense en ce qu’elles permettent de vérifier les opinions de la religion auprès des citoyens, de les examiner, de les défendre, de les implanter solidement en leur âme et de secourir ces opinions s’il arrive quelqu’un qui désire plonger ses sectateurs dans l’erreur par son discours, les fourvoyer et la controverser. » Ibid., § 6, p. 55.

[8] Ibid., p.28-29

[9] Ibid., P. 29-30.

[10] « Les Anciens lui ont donné le nom de « prudence ». Cette faculté qui ne s’acquiert pas par la connaissance des universaux de l’art et par leur assimilation complète, mais par la longueur de l’expérience sur les personnes individuelles. » Ibid., § 14d, p.77.

[11] Ibid., § 20, p.87.

[12] Ibid., P.36-38.

[13] Makram Abbès, 2009. Averroès. École Normale Supérieure de Lyon, Canal-U. Disponible sur internet : https://www.canalu.tv/producteurs/ecole_normale_superieure_de_lyon/cours/philosophie_politique/averroes

[14] Averroès, 1996. Le livre du discours décisif, trad. de l’arabe par Marc Geoffroy, introd. par Alain de Libera. Paris : Flammarion, p.67.

[15]  Ibid., p.73-75.

[16] (Aristote, Topiques, 100a25, trad. Tricot) Le syllogisme est une démonstration quand il part de prémisses vraies et premières, ou encore de prémisses telles que la connaissance que nous en avons, prend elle-même son origine dans des prémisses premières et vrais. Le syllogisme dialectique est celui qui conclut de prémisses probables, qui sont des opinions qui sont reçues par tous les hommes, ou par la plupart d’entre eux, ou par les sages, et en parmi ces derniers, soit par tous, soit par la plupart, soit par les plus notables et les plus illustres. (Ibid., 100b20). Les principaux domaines d’applications de la dialectique sont pour Aristote l’établissement des principes éthiques et politiques, l’établissement des principes premiers de la démonstration, la réfutation des faux raisonnements et l’établissement des raisonnements vrais. A un degré moindre de certitude, l’argument rhétorique est celui auquel l’âme accorde foi tout en sachant que le contraire est possible. Comme l’argument dialectique, l’argument rhétorique remplit la fonction politique d’inculquer a l’homme en société les principes d’une conduites juste (cf. Averroes’ Three Short Commentaries on Aristolte’s « Topics » « Rhetoric » and « Poetics », p. 198). L’étude du syllogisme éristique, objet des Réfutations sophistiques, est également nécessaire, pour se garder de son emploi. C’est le syllogisme qui part d’une opinion probable ou paraissant probables » (Topiques, 100b20-25).

[17] Ibid., § 5, p.107.

[18] Ibid., § 13, p.115.

[19] Coran, XVI, 125

[20] Averroès, 1996. Le livre du discours décisif, trad. de l’arabe par Marc Geoffroy, introd. par Alain de Libera. Paris : Flammarion, § 13-18, p. 115- 119.

[21] Ibid., § 26, p. 125.

[22] Ibid., § 39-40, p. 141-143.

[23] Ibid., § 45, p. 147.

[24] Ibid., § 64, p. 164.

[25] Ibid., § 68, p. 167.

[26] Khalil Gibran, 2000, Les esprits rebelles, Arles, Actes Sud., p. 57.

[27]  Maïssa Bey, 2011, Au commencement était la mer, Barcelone, l’Aube, p.104

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Stéfanie Larochelle

Historienne et chercheuse en sciences humaines, je m’intéresse à l’histoire des sensibilités, aux formes de transmission culturelle et aux relations entre amour, langage et spiritualité.
Mes recherches de maîtrise ont porté sur l’expérience sensible dans les correspondances d’Héloïse et Abélard. Mon travail actuel explore également les possibilités offertes par les technologies numériques et l’intelligence artificielle pour renouveler la recherche, l’écriture et la transmission des savoirs.