Stéfanie Larochelle

Dans les méandres de l’histoire, mon parcours académique s’est nourri d’une quête de compréhension profonde des dynamiques humaines et sociales. Titulaire d’un baccalauréat en sciences humaines, j’ai exploré les fondements de la sociologie en m’imprégnant des pensées de Pierre Bourdieu, qui éclaire les relations de pouvoir au sein des sociétés, et de Mohammed Arkoun, qui interroge l’héritage critique de la tradition islamique. À cela se sont ajoutées les voix de Bernard Stiegler, qui met en lumière l’impact des technologies sur notre existence, et de Henri Corbin, qui dévoile la richesse spirituelle et philosophique de l’Iran. Dans cette perspective, les contributions de penseuses contemporaines enrichissent ma réflexion. Asma Barlas défend une réinterprétation herméneutique du Coran, appelant à une lecture inclusive et égalitaire des textes sacrés. Annick de Souzenelle, mystique et essayiste, explore la dimension spirituelle du féminin, révélant comment initiation et quête intérieure redéfinissent notre rapport au sacré. Leili Anvar, quant à elle, célèbre la littérature persane et met en lumière les voix féminines, offrant des traductions qui révèlent la profondeur des expériences culturelles et spirituelles. Mes recherches de maîtrise en histoire se sont concentrées sur l’expérience sensible dans la correspondance d’Héloïse et Abélard, mettant en lumière les émotions et l’intellect de ces deux figures emblématiques du XIIᵉ siècle. En parallèle, mes travaux portent également sur l’expansion territoriale des États-Unis, en particulier sur ses conséquences dévastatrices pour les populations autochtones, à travers le prisme du Removal Act et des ruées vers l’or. Ma démarche vise à révéler les interconnexions entre passé et présent, et à honorer les voix souvent marginalisées. À travers ce travail, je cherche à ouvrir un dialogue sur les héritages culturels et les enjeux de notre époque, en offrant une perspective à la fois critique et poétique sur l’histoire humaine.